Pourquoi les orques et baleines à bosse hivernent à Skjervøy

Si les baleines sont à Skjervøy, c’est pour une seule chose, et elle nage en bancs de plusieurs millions. Une fois que l’on comprend comment le hareng retient orques et baleines à bosse dans le même coin de mer, un fjord gris d’hiver devient bien plus facile à lire. Ce guide explique comment chaque espèce se nourrit et ce que vous pouvez espérer voir depuis le bateau.

Suivez le hareng, vous trouverez les baleines

Chaque hiver, d’immenses bancs de hareng norvégien à frai printanier entrent dans les fjords abrités du nord pour y passer les mois sombres. Ces derniers hivers, ils se sont rassemblés dans les eaux autour de Skjervøy, une ville de pêcheurs sur une île au nord-est de Tromsø.

Les orques et les baleines à bosse viennent pour ce poisson. Là où le hareng s’installe, les baleines s’installent avec lui, et c’est pour cela que les bus partis de Tromsø roulent désormais environ quatre heures vers le nord avant que quiconque ne monte à bord.

Le hareng n’a pas d’adresse fixe. Les hivers précédents, il se tenait dans des fjords bien plus proches de Tromsø, et il peut encore se déplacer d’une année à l’autre. Les annonces citent une période allant d’environ octobre ou novembre à janvier, et Dervola continue jusqu’en février.

Notre guide de la saison des baleines à Skjervøy suit ces mois en détail. Si vous hésitez encore sur votre camp de base pour ces semaines, excursion depuis Tromsø ou départ du port de Skjervøy compare les deux options.

Les orques, chasseuses en noir et blanc

L’orque est le plus grand membre de la famille des dauphins, même si beaucoup l’ont toujours appelée épaulard ou baleine tueuse. Son dos noir et la tache blanche derrière chaque œil ressortent même dans la lumière bleue et plate d’un midi arctique.

Les mâles adultes portent un aileron dorsal droit qui peut atteindre environ 1,8 m de haut, si bien qu’un grand mâle est souvent le premier animal repéré. Les femelles et les jeunes ont des ailerons plus courts et plus courbés, et un groupe familial fait en général surface en rangs serrés.

En Norvège, les groupes d’orques chassent souvent le hareng en équipe. Le groupe encercle un banc et le pousse en une boule compacte près de la surface. Puis des orques isolées frappent la boule de leur queue pour étourdir les poissons et les attraper un par un.

Les chercheurs appellent cela la chasse en carrousel. Depuis un bateau, on n’en voit surtout que les bords, avec des ailerons qui tournent en cercle lâche et des goélands qui plongent sur les restes. L’essentiel se passe hors de vue, sous la surface.

Les baleines à bosse sur les mêmes bancs

Les baleines à bosse mangent le même hareng d’une tout autre manière. Au lieu de rabattre le banc, la baleine à bosse remonte à travers lui gueule grande ouverte, puis rejette l’eau à travers ses fanons et garde les poissons.

Par temps calme, on entend souvent une baleine à bosse avant de la trouver. Son souffle est une expiration forte et humide qui porte loin sur l’eau immobile, et la colonne de vapeur reste suspendue quelques secondes dans l’air froid.

Quand une baleine à bosse sonde, elle sort souvent sa nageoire caudale de l’eau. Le motif noir et blanc du dessous diffère d’un individu à l’autre, et c’est pourquoi les chercheurs se servent de photos de queues pour les distinguer.

Orques et baleines à bosse peuvent se nourrir dans le même bras de fjord le même matin. Une nuée d’oiseaux au ras de l’eau signale en général du hareng près de la surface, et l’une ou l’autre espèce peut se trouver dessous.

Les autres animaux du fjord

De temps à autre, un rorqual commun se joint au festin. Long et rapide, il ne montre souvent guère plus qu’un souffle haut et un dos gris et fin avant de replonger.

Skua Nature cite aussi les petits rorquals sur sa liste d’espèces, à côté des rorquals communs. Plus petits, ils restent volontiers à l’écart : considérez-en un comme un bonus plutôt que comme une attente.

Regardez vers le ciel autant que vers l’eau. Les pygargues à queue blanche vivent sur cette côte toute l’année et tournent souvent au-dessus des zones de chasse, tandis que des volées de goélands marquent les endroits où le hareng a été poussé vers la surface.

Une baleine à bosse lève sa nageoire caudale au coucher du soleil tandis qu’une orque fait surface tout près dans un fjord calme

Ce que l’on voit et entend depuis le pont

Une sortie baleines, ce sont surtout des ailerons et des souffles plutôt que des animaux entiers. Vous voyez le dos courbé d’une baleine à bosse rouler vers l’avant, ou une rangée d’ailerons d’orques fendre l’eau vers le bateau.

Avec de la chance, une baleine saute, sort presque tout son corps de l’eau et retombe avec un fracas que l’on entend un instant plus tard. Personne ne peut annoncer un saut à l’avance : gardez donc les yeux levés plutôt que fixés sur l’écran de votre appareil.

Le son compte plus qu’on ne l’imagine. Par air calme, les souffles portent très loin, et les skippers-guides de Dervola peuvent descendre un hydrophone pour vous faire écouter sous la surface quand la situation s’y prête. Ce n’est jamais promis.

À l’écoute depuis une cabine chauffée

Dervola Adventure quitte Skjervøy Marina à 9 h 30 pour environ quatre heures à bord d’un bateau à cabine chauffée, combinaison flottante comprise, avec une boisson chaude et des gaufres à bord. Noté 4,7 pour 70+ avis sur GetYourGuide, à partir de ~253 €.

L’annonce de Dervola présente Skjervøy comme le lieu des plus grands rassemblements d’orques au monde. Voyez-y la description de l’opérateur lui-même plutôt qu’un fait compté. Les effectifs changent d’un jour à l’autre, et aucune annonce ne garantit la moindre baleine.

À quelle distance vont les bateaux

Les opérateurs disent garder une distance respectueuse et laisser les baleines décider de leur approche. Skua Nature mentionne sur son annonce des règles éthiques d’observation des cétacés.

Personne ne peut donc promettre un passage tout près. Parfois une orque curieuse fait surface le long de la coque, parfois toute la matinée se passe à quelques centaines de mètres. Skua conseille d’apporter un téléobjectif si vous en avez un.

Le bateau change aussi le point de vue. Sur un RIB ouvert (semi-rigide), vous êtes assis bas, près de l’eau, alors que les bateaux à cabine offrent un pont ou une terrasse plus haut. Notre guide RIB ouvert ou bateau à cabine chauffée compare les deux.

Lire votre propre journée en mer

Aucune annonce ne promet de baleines, et toutes le disent clairement. Le hareng peut bouger du jour au lendemain, et certains jours les orques voyagent vite sans s’arrêter pour chasser.

Si la mer reste vide, mer agitée ou pas de baleines à Skjervøy explique la suite. Pour le froid, lisez cinq couches pour un bateau baleines à Skjervøy avant de faire votre valise, et consultez qui peut participer à une sortie baleines à Skjervøy si vous voyagez avec des enfants.

Les bateaux sortent dans la courte lumière de midi, et le même ciel sombre apporte parfois l’aurore boréale la nuit. Baleines à midi, aurores boréales la nuit explique comment réunir les deux dans un même voyage, et notre guide des prix chiffre chaque option.

Au bastingage

Vos questions sur les baleines, en bref

Les orques et les baleines à bosse sont-elles garanties près de Skjervøy ?

Non. Toutes les annonces précisent que les observations ne sont pas garanties. Les baleines suivent le hareng, et le hareng peut se déplacer : certaines sorties en voient beaucoup, d’autres peu ou pas du tout.

Pourquoi les baleines se rassemblent-elles près de Skjervøy plutôt que de Tromsø ?

Parce que le hareng y passe l’hiver. Les années précédentes, les bancs se tenaient plus près de Tromsø, et les baleines aussi. Quand le poisson est parti vers le nord-est, les deux espèces l’ont suivi.

L’orque est-elle une baleine ou un dauphin ?

C’est un dauphin, le plus grand qui existe, même si on l’appelle aussi baleine tueuse. Les mâles adultes ont un aileron dorsal droit qui peut atteindre environ 1,8 m.

Quels mois offrent les meilleures chances de voir des baleines ?

Les annonces citent à peu près octobre ou novembre à janvier, et Dervola continue jusqu’en février. Novembre à janvier forme en général le cœur de la saison, mais tout dépend du hareng.

Peut-on entendre les baleines depuis le bateau ?

Par temps calme, on entend les souffles porter sur l’eau. Dervola descend parfois un hydrophone pour que les passagers écoutent sous la surface, quand la situation le permet.